Nabaz’mob, opéra pour 100 lapins communicants

17 mars 2009

Nabaz’mob, opéra pour 100 lapins communicants
d’Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé

nabatzmob

100 lapins Nabaztag interprètent, tous ensemble, un opéra composé par Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé.
Évoquant John Cage, Steve Reich, Conlon Nancarrow ou György Ligeti, cette partition musicale et chorégraphique ouverte en trois mouvements, transmise par Wifi, joue sur la tension entre communion de l’ensemble et comportement individuel, pour créer une oeuvre forte et engagée.
Cet opéra questionne les problématiques du comment être ensemble, de l’organisation, de la décision et du contrôle,
qui sont de plus en plus centrales et délicates dans notre monde contemporain.

Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé sont respectivement le designer comportemental et le designer sonore du lapin Nabaztag fabriqué par Violet.
Ils ont choisi de pervertir l’objet industriel pour en faire une oeuvre artistique où la chorégraphie d’oreilles, les jeux de lumière et les cent petits haut-parleurs cachés dans le ventre de chaque lapin forment une écriture à trois voix s’appuyant sur le décalage temporel et la répétition, la programmation et l’indiscipline.

Chorégraphie et musique de Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé
Avec le soutien de Violet, sur une initiative originale de Guylaine Monnier (Web Flash Festival)

Prochaines représentations en 2009 : le 23 mars à Evry, du 2 au 10 avril à Saint-Médard-en-Jalles, du 13 au 15 au Pass à Mons en Belgique,le 12 juin à Quimper, en installation au Musée des Arts Décoratifs à Paris du 24 juin au 8 novembre, ensuite le Brésil, la Chine, le Québec…


Fractal Flowers, virtuel ou réel ?

10 mars 2009

Fractal Flowers

Miguel Chevalier nous présente dans cette oeuvre une nouvelle génération de fleurs virtuelles.

« Il s’agit de fleurs géantes fractales aux couleurs et aux formes de différentes tailles, générées à l’infini grâce à un logiciel. Cette oeuvre s’appuie sur un principe génératif et interactif créant des graines virtuelles autonomes, qui naissent aléatoirement, grandissent, s’épanouissent et meurent, tout en réagissant au passage des visiteurs.
Nous sommes ici dans un univers végétal très intriguant, peuplé de fleurs-cristal à la structure filaire, rappelant les facettes d’un diamant, qui ont à la fois une réelle monumentalité par leurs formes géométriques et en même temps un aspect évanescent lorsque, en quelques secondes, elles s’évaporent dans l’air. Le gigantisme de ces fleurs, leur capacité à suivre du regard le visiteur quand il se déplace, crée un étrange et mystérieux, voire troublant dialogue avec lui. Les fleurs se courbent comme pour faire une révérence et l’accueillir dans la virtualité de cet intriguant jardin. Elles déploient alors leurs plus belles couleurs, leurs plus incroyables formes, s’observent entre elles, se confondent sur les fonds colorés, se penchent vers lui comme pour regarder de plus près sa réalité, pour enfin disparaître sous son regard fasciné et ému de ce rapport si vivant avec un objet virtuel qu’il ne reverra jamais ».

A voir : http://www.miguel-chevalier.com/site/pages/autr/58/mosafr.htm